Sous vos yeux....

                  Le Passé Minier d'Hénin liétard s'affiche !

          Voilà près d'un demi siècle l'arrêt de toute extraction charbonnière de notre sous sol héninois

coïncidait avec la naissance de notre nouvelle commune d'Hénin Beaumont.... deux autres anniversaires 

s'imposent à nous :

Il y a :    - 163 ans, la première gaillette de ce qui sera la fosse 2 Sainte Henriette était présentée aux

                               3000 héninois de l'époque !

              - 160 ans, le premier coup de pioche pour le forage de ce qui sera la fosse 3 Mulot

Fosse3

A l'entrée du nouveau siècle, après la "cocotte" de la fosse 3, le chevalement du 3 bis est déjà métallique.

C'est la vapeur qui assure le fonctionnement des machines d'extraction. Dans le fond de la photographie,

les habitants du Coron Mulot datent de 1863, seuls quelques logements existent encore

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         A quelques encablures de là, en cette fin d'année 2018, la rue Paul Vaillant Couturier s'honore d'une

vitrine rappelant notre Passé Minier, c'est celle de la Pharmacie.... toujours dénommée "PHARMACIE DES MINES"...

pour attirer votre regard remarquez ces quelques sachets de la "Pastille du Mineur".

          C'est un pélerinage qui nous y est ici proposé dans ce que furent les 114 années d'extraction à Hénin où

70 000 000 tonnes de charbon furent arrachées du sous sol par les mineurs des deux compagnies minières de

Dourges et Drocourt, toutes deux ayant eu leurs sièges à Hénin Liétard.

          Rappelons que nos deux communes voisines n'ont jamais hébergé de puits de mine : mais l'une, Dourges,

a donné son nom parce que centre de la concession minière, l'autre parce qu'elle avait sa sortie sur Drocourt...

la fosse 1 des mines de Drocourt sera par la suite dénommée : La Parisienne... une autre histoire !

          Quelques outils, objets symboliques, sont ici présentés : le pic, le marteau piqueur, la lampe à flamme.

Autre élément majeur : ce grand fossile intact, représentant une de ces immenses fougères qui ont donné naissance 

à la houille....

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Les "otieux" du mineur

Il vient de remplacer le pic, voici le marteau piqueur bien lourd à manier et la scie indispenble

(dans sa protection bois) pour tailler les bois assurant le soutènement, sécurité toute relative

du mineur à l'abattage.

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Empreinte de fougère dénommée : Alethoptéris Serli

C'est un peu d'histoire de notre terre que nous révèle ce fossile à travers cette empreinte de végétaux de l'époque

carbonifère, celle de la formation de la houille,

image d'une végétation exubérante qui avait les pieds dans l'eau d'immenses marécages.

 

          Jules Mousseron, poète d'une grande sensibilité, est descendu au fond de la mine dès ses 11 ans...

écrivant d'abord en français, c'est en patois picard... du valenciennois... qu'il nous a laissé des descriptions précises

de ses découvertes "Quand, jonne incore, au fond del fosse, j'avos l'temps d'rêver un p'tiot cosse"

(Quand jeune encore, au fond de la mine, j'avais le temps de rêver un peu).

 

L'mêm' schiste où l'natur' capricieuse

Avot, des milliers d'ans plus tôt,

Inscrit sin histoir' merveilleuse

Sans savoir si quelqu'un l'lirot

 

Gentill's fougères, noir's, pétrifiées,

Vot' feuillach' fut vert et touffu

Plein d'sèv' parmi l'flor vivifiée

Par un solel comme in vot pus...

 

Vous avez frémi sous l'tempête,

R'posé vos dentelles au biau temps

Puis les boul'ver'mints d'not planète

Vous ont inglouti's dins l'néant

Tiré de "La terre des galiblots" 1923 "Les Fougères noires"

 

          HENNIUM tient à remercier :

- les initiateurs de cette exposition qui se termine fin novembre

- les anciens de la Mine qui ont prêté ces quelques objets... maintenant peu connus du plus grand nombre d'entre

nous. Nous remercions tout particulièrement Monsieur Amor Belhis, géologue, dont les travaux exceptionnels d'étude

des terrains houillers et de recherche des fossiles furent si importants et reconnus des instances scientifiques.

Qui n'a pas croisé cet étonnant "chasseur de cailloux" dont la photographie a longtemps orné

la vitrine du Photographe Cattoën.

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Texte : Georges Bétremieux

Photos : Hennium